Quelques ondes sur un lac où l'on jette une pierre,
Esquissant un instant des vagues de faux-semblants,
Avant de refermer lentement les paupières.
C'est un nid de douceur où l'on a trop dormi...
Dans le réveil amer où se figent les absents,
Les souvenirs bourdonnent en une frêle alchimie.
L'enfance est cette aurore toujours disparaissant.
C'est une histoire lointaine, un puits de réconfort,
Comme un visage en pleurs qu'un doux vent seul essuie,
Un frisson sur la peau sans raison s'évapore,
Abandonnant les brumes d'un souvenir détruit.
Ce fragment, ce vestige, telle une larme irisée,
Promène dans le c½ur quelques réminiscences,
Les poussières colorées d'une étoile déguisée,
Dont la lumière rappelle de légères présences.
On garde ces maisons, on garde ces odeurs,
Ces rubans éphémères qui jaillissent aux détours
D'un voyage nostalgique dans le fond de nos c½urs,
Une morsure d'un sommeil qu'on aimera toujours.

